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    En réponse à:
    Bary-ténor bassisant

    En réponse au message :
    > Bary-ténor bassisant (réaction)

    Personnellement je ne pense pas que l’on puisse changer de tessiture à souhait et simplement selon son ressenti.
    Ce n’est pas ce que je voulais dire. Simplement, les classifications sont des indications normatives inventées a posteriori. Il est donc possible d’être à la frontière, et de pouvoir changer de catégorie, ou d’avoir une voix exceptionnellement longue. Chanter un lied comme Schiffers Scheidelied en tonalité originale (qui requiert quelques fa#3), qui est initialement écrit pour ténor, ne pose pas de problème si on est baryton - la tessiture si1-fa#3 est par ailleurs très barytonnante...

    Eu égard à l’absence historique de la catégorie de baryton, dans les ensembles baroques, on voit des barytons chanter des rôles de ténor ou des rôles de basse, puisque leur catégorie n’existe pas !

    Tout cela doit naturellement se faire dans le respect de la voix, et tout n’est pas possible non plus.

    On a un timbre qui définit sa tessiture : on est ténor, baryton, ou basse.
    A mon sens, la chose est un brin plus compliquée. Il y a l’étendue, la tessiture, la couleur, le caractère qui participent à la définition d’une catégorie. Et ces différents termes peuvent être contradictoires, ce qui rend une double classification possible. Je ne pense pas qu’on soit intrinsèquement dans une catégorie. On partage des caractéristiques avec le schéma-type, on s’en rapproche, mais je ne dirais pas qu’on est ténor. On chante dans la catégorie ténor, avec une voix de ténor. C’est sans doute pinailler, mais je sens la différence comme très forte.

    Regardez à simple titre d’exemple Nathalie Dessay qui est une superbe "soprano léger colorature" et qui s’est foutu la voix en l’air, (nodule opérations etc etc ) tout simplement parcequ’elle a voulu chanter des rôles de soprano lyrique.
    Les avis sont très partagés sur Natalie Dessay. Il n’est pas sûr du tout que ce soit la seule cause de ses problèmes, même si cela l’a mise en difficulté. Je ne parlais bien évidemment pas de forcer ses moyens, mais au contraire de les considérer par-delà les catégories.
    On peut à l’inverse citer des chanteurs, comme Ramon Vinay, qui ont su passer de l’un à l’autre avec aisance. D’un ténor très sombre, un peu rugueux, à un baryton éclatant. On ne peut pas dire qu’il se soit fourvoyé dans l’un ou dans l’autre, il a chanté très longtemps, de Tristan à Iago, sans se fatiguer outre mesure.

    Manière d’aller plus loin et de faire un brin de troll, je dirais même que la distinction baryton/basse peut à certains égards paraître oiseuse, puisque pas mal de critères de différenciation sont confondus entre les deux.

    Fondamentalement, cependant, nous nous accorderons pour recommander aux apprentis chanteurs (et aux autres) de respecter leurs moyens.
    On ne peut pas décider de devenir ténor lyrique si on a des moyens qui relèvent de la basse noble. Mais il est, je pense, pas mal de situations où l’on a "plusieurs voix". Les cas de double carrière sont assez nombreux. Ch. Ludwig, Verett, Antonacci, van Dam, Raimondi... Quelqu’un comme Sherill Milnes (baryton-Verdi) avait de splendides graves et chantait Di quella pira en privé avec ut de poitrine. Mais parce qu’il en avait les moyens, bien sûr...

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