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    En réponse à:
    Bary-ténor bassisant

    En réponse au message :
    Bary-ténor bassisant

    Rebonjour,

    Ce n’est pas très correct, mais je trouve plus simple d’empiler les messages dans l’ordre anti-chronologique.

    J’ai encore un peu de temps et je voulais revenir à des notions simples et de bon sens. Désolé d’être aussi normatif !

    1) exemples de distances entre les catégories vocales

    A titre d’exemple, un ténor grave (= fort ténor = Heldentenor, encore assez courant en potentialité dans la population) est plus aigu :

    - d’1 petit ton qu’un baryténor (courant)
    - d’1 tierce mineure (1,5 ton) qu’un baryton aigu (courant)
    - d’1 tierce majeure qu’un baryton central (très courant)
    - d’1 quarte juste qu’un baryton grave (très courant)
    - d’1 quinte juste qu’une basse chantante aigüe (encore assez courant)
    - d’1 octave qu’une basse profonde(plutôt rare).

    2)recouvrements : étendue maxi et tessiture d’emploi pratique

    Aussi, sur une étendue vocale de 2,5 octaves (2 octaves et 1 quinte), il y a recouvrement entre un ténor grave et une basse chantante aigüe sur 1,5 octave (1 octave et 1 quinte), ce qui peut entraîner bien des méprises !!!

    Et même pour une tessiture d’emploi pratique de 2 octaves, le recouvrement est encore d’1 octave entre ces 2 tessitures : re-méprises !!!

    Pourtant, il ne se trouvera personne pour nier le fossé bien réel entre un ténor et une basse chantante !

    3) conséquences pratiques des emprunts d’airs

    Un baryton grave qui chante un air de basse chantante (1 ton trop grave) ne va pas mettre sa voix en danger, mais il sera peu convainquant : la voix restera dans ses bottes et l’aigu sera trop facile et perdra de ce fait tout effet théâtral. Sans compter que le fa grave sera inexistant ou écrabouillé (friture vocale).

    Si à l’inverse une basse chantante aigüe s’essaye dans un air de baryton grave (1 ton trop aigu), pas de problème à long terme, sous réserve d’une technique de couverture correcte.

    Un baryténor qui s’essaye en ténor grave (moins d’1 ton de différence !) là, il faut une excellente technique de couverture et une énergie à tout épreuve pour supporter la tessiture. Sur le long terme : DANGER !!!

    4) Moralité

    Plus on descend dans le grave sur l’échelle des tessitures, moins une erreur de qualification tessiturale de tel ou tel sujet aura de conséquences négatives. Pour une voix grave, l’approximation dans le choix de tel ou tel air ne mettra pas en péril la voix d’un chanteur expérimenté. Même si la souplesse et l’agilité sont rarement l’apanage des voix de basse, celles-ci ont en revanche une certaine ductilité et une certaine résilience.

    A l’inverse, plus on monte dans l’échelle des tessitures, plus il faut être précis, voire sourcillieux dans la qualification de la voix naturelle du chanteur et dans le choix de l’écriture qui lui correspondra. A la limite l’erreur d’1 demi-ton pourra à long terme être fatale aux voix aigües. A fortiori si elles persistent à chanter avec une couleur claire dans leur quinte aigüe : DANGER !!! De plus, un jeune ténor ne devra pas brûler les étapes de sa progression sous peine de faire comme ICARE...

    De mon point de vue, surtout pour les voix aigües, ce n’est pas au chanteur à s’adapter à l’écriture vocale, mais il faut trouver (ou transposer) les écritures qui correspondent aux moyens vocaux du chanteur, dont notamment sa tessiture naturelle.

    Comme je l’avais écrit il y a longtemps sur ce forum, chanter dans une tessiture qui ne convient pas au chanteur est source de 80% des défauts...

    Toutes ces données sont à cogiter pour éviter de se fourvoyer, même si en son temps on a parlé de "basse ténorisante", en réalité une basse chantante aigüe, ou mieux un baryton-basse du style Don Giovanni.

    Salut !

    PS : je vous fait grâce du détail des calculs, dont le principe sera développé dans la rubrique "classification des voix".

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